Vis ta vie de farmer dans la Waitaki Valley !

Enfin, je prends le temps de vous écrire. Je pense que vous brûlez tous d’impatience de savoir comment se passe ma vie sur Oamaru, je veux dire ma vie de travailleur. Certains d’entre vous m’ont réclamé cet article, d’autres ont pris des nouvelles de mr Wellington (un spécial poke à mes chers amis de chez pvtistes.net !).
Voilà, j’ai fini par activer la partie working de mon visa et délaissé la partie holiday. Et puis, tant qu’à être en Nouvelle-Zélande, autant faire quelque chose d’inédit: travailler dans une vraie ferme laitière ! Qui l’eût cru, hein ?! 😛
Retour sur mes 3 premières semaines en tant que maître milkeurFB_IMG_1454646730207

Jeudi 14/01, 13h30. Je deviens milkeur pour la première fois de ma vie.
J’ai posé mon backpack dans une ferme de 168ha, avec 48 champs, 666 vaches au dernier comptage (Bouuuuh) et donc 2680 mamelles (juste pour rire…). En vrai, je suis dans une petite ferme. Oui parce qu’ici, la moyenne des fermes est de 1000/1200 vaches. Cela peut monter jusqu’à plus de 2500/3000 vaches pour les plus grosses ! En résumé, ici c’est une autre galaxie…
Dans une ferme laitière, il y a zéro jour de repos. Les vaches vont à la traite tous les jours. Voilà pourquoi je suis là: pour soulager le manager de la ferme, Kevin, mon boss, et Brenda, sa compagne. Je vais être amené à bosser jusqu’à plus de 60h sur 8/9 jours. Oui, je suis bien loin des 35h françaises ! De toute façon, ici en Nouvelle-Zélande, ils ne connaissent pas les 35h, et quand tu leur en parles, ils font une drôle de tête ou rient, tout simplement. Parenthèse fermée.
Je vais avoir comme co-worker Linda, un petit bout de femme de 31ans au caractère bien affirmé, Rueben que je vais en réalité remplacer après 2 semaines et Bailey (oui comme le Bailey’s 😂) qui doit avoir la 20aine et qui vient du milieu agricole. En gros, je fais un peu pinpin avec mon BTS Tourisme et mon diplôme de Guide Conférencier. Mais c’est aussi pour ça que je suis ici non ?! Sortir du quotidien et voir le monde, sortir de ses retranchements, connaître sa capacité d’adaptation.
Voilà, le décor est planté.

Bref, ma première traite a été, vous devez vous en douter, plus que laborieuse. Parce qu’être milkeur, c’est:
– trouver les mamelles en évitant la m*rde qui peut te tomber sur le coin de l’oeil à tout moment,
– savoir gérer les « cups on/off » (comprenez mettre/enlever les caps),
– parler aux vaches pour les faire avancer/reculer,
– te caler à la vitesse du plateau tournant,
– essayer de le garder le plus propre possible (ne pas être avare en eau),
– et finir par le grand nettoyage de printemps…
En soi, c’est loin d’être chose aisée !
Mais, étant quelqu’un d’acharné, j’ai finit (au bout de 2 semaines 1/2) par enfin réaliser du travail presque parfait. Et là, je sais que je peux dormir tranquille !!!
Quelques photos de mon environnement…

Sinon, qui dit fermier, dit horaires vraiment décalées, en raison des traites quotidiennes.
2 traites par jour, dont une de 4h20 à 8h30 et une 2ème de 13h30/14h à 17h30/18h. Quand t’es vraiment pas du matin, celle de 4h20 est vraiment VRAIMENT hard. 3h50, ton réveil sonne et t’ordonne de sortir du lit. Aaaaaaaarrrgh, l’enfer en 3D. Maintenant, c’est comme si de rien n’était, j’irais même jusqu’à dire que « ça passe crème ». Qui dit aussi horaires décalées, dit rythme de vie changé, habitudes perturbées. Sauf quand il s’agit de manger… car ne vous inquiétez pas, je suis loin de me laisser abattre ! XD

Grâce à Céline, alias miss fleur (dont vous pouvez suivre ses aventures sur son blog et/ou sa page facebook), je me suis découvert une nouvelle passion: le geocaching !!!! Elle m’avait initié au geo la dernière fois sur Rotorua (pour relire cet article, cliquez-ici). Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le geo, écrivez à Céline, c’est une vraie pro ! 😉
Le principe: partir à la recherche de « trésors » en milieu urbain/rural, se logger, échanger des objets avec les voyageurs du monde entier. Car oui, c’est un phénomène international le geocaching. Si vous ne connaissez pas, direction ce site !!! Vous aussi vous finirez comme moi, accro au geo…
Voilà à quoi ça ressemble !

« Ainsi soit-il » comme dirait l’autre.
Comme vous l’avez constaté, les jours s’égrènent et je suis toujours en place. Cela va bientôt faire 1 mois que je travaille ici. Déjà.
Ce qui est drôle dans l’histoire, c’est que 2 mois auparavant, j’avais eu un coup de coeur pour Oamaru et le North Otago pendant mon roadtrip. J’ai finalement finit par m’y établir quelques mois, histoire de me refaire une santé financière car…
… comme tout le monde le sait si bien « Les voyages forment la jeunesse, déforment les valises et trouent le compte en banque ».

A SUIVRE…
Dans le prochain article: Mr Wellington à la découverte de trésors dans la Waitaki Valley

2 réflexions sur “Vis ta vie de farmer dans la Waitaki Valley !

  1. Pingback: Les chroniques d’un farmer – part.1 | Les aventures de monsieur Wellington

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